Baby Freelance #1 : la création de mon entreprise

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la création de mon entreprise

Alors c’est quoi cette nouvelle catégorie « Baby Freelance » ? Je voulais vous faire profiter de mon début d’expérience en tant que freelance et en tant qu’entrepreneuse. Parce que ce n’est vraiment pas simple et que j’ai été  heureuse de trouver nombre de blogs sur le sujet. Je pense également qu’une expérience n’est jamais de trop, qu’en pensez-vous ? 😉 Allez c’est parti pour le premier épisode : la création de mon entreprise.

Prendre son temps … trop ?

Quand j’ai quitté mon emploi je m’étais promis quelque chose : de prendre mon temps et de faire les choses biens. On m’envoyait deux messages. Le premier : « alors t’as trouvé un nouveau boulot? Parce que bon tu vas pas rester au chômage » clairement celui-là, je m’en serai passé. Même en expliquant que j’avais quitté mon travail pour me lancer dans l’entrepreneuriat, il fallait quand même que je me remette dans le circuit. Le chômage c’est la peste.
Le second message c’était « Bon alors ton entreprise, ça y est? ça marche bien? »

Hé les mecs, ça faisait même pas un mois que j’avais quitté mon boulot. Alors je sais on est dans une société du « Tout là maintenant tout de suite ! ». Mais soyons raisonnable, j’ai enfin pu comprendre le sens du présent. Qu’il se vie là maintenant.

J’ai appris une autre leçon « tu ne sera jamais prête à 100% ». J’ai pris 9 mois pour créer ma petite entreprise. Au final, j’avais toujours quelque chose ou une excuse pour ne pas poser mon statut « non mais j’attends ceci/cela ». Ma première leçon de petite entrepreneuse de la vie : lance-toi !

la création de mon entreprise
Prendre son temps … mais pas trop quand même !

Se documenter

Comme toujours quand j’entreprends de faire des projets importants : je me documente PARTOUT. Livres, blogs, entre autre chose. Mais aussi dans le réseau. Le nombre de questions que j’ai posé à mon ex-manager sur son ancienne activité de Freelance. J’ai du lui donner le tourner, la pauvre.

Les livres qui m’ont littéralement sauvé la vie :

  1. Profession graphiste indépendant de Julien Moya. Juste la bible.
  2. Le nouveau guide du graphiste indépendant de Christelle Capo-Chichi. Plus administratif dans la forme que celui de Julie Moya
  3. Le Guide des Entrepreneuses Créatives de Sophie-Charlotte Chapman et Sandrine Franchet. Quelques conseils très sympas pour s’organiser. Plus destinés aux artisans 😉

Mais surtout je ne remercierai jamais assez les blogueuses que j’ai découvert sur mon chemin : Nomad’s Heart, Anouk de Talented Girls, Julia de I don’t think I Feel, le blog de Julien M., Kinoko et ses vidéos sur le freelance, le blog Graphisme & Gossip (avec sa sacré expérience) et les fabuleux articles de Manon Godard

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Le statut

Quand les choses sérieuses ont commencé, il fallut choisir un statut. Et je l’avoue j’ai préféré choisir la solution de facilité. Oui et non. J’ai choisi le statut (enfin le package) de la Micro-entreprise, parce que cela correspondait mieux à mon activité. Je sais que je ne dépasserai pas les 33 100€ de chiffres d’affaires en un an (et ce n’est pas la mort). Je sais également qu’en comptabilité je voulais aller au plus simple pour commencer. Par ailleurs je n’ai pas de risques d’avoir des dettes (enfin je crois) étant donné que j’ai déjà mon matériel professionnel et parce que je fournis seulement des prestations de services.

Donc pour moi la micro-entreprise c’est l’idéal.

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Les aides

Ensuite heureusement que j’ai commencé en tant que « demandeuse d’emploi » car j’ai pu bénéficier de deux choses. L’ACCRE et l’ARCE.

L’ACCRE c’est-à-dire l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (Accre) consiste en une exonération partielle de charges sociales et un accompagnement pendant les premières années d’activité. Elle permet aussi à certains bénéficiaires de prétendre à d’autres formes d’aides. Et Notamment l’ARCE

L’ARCE est une aide que peut bénéficier le demandeur d’emploi ayant obtenu l’ACCRE. Il permet de récupérer 45% des droits restants en capital net, en deux fois. Une première fois au début de l’activité et une seconde fois au bout de six mois d’activité. En gros, s’il te reste 500 jours d’indemnisation, tu peux demander les sous de 45% de ces 500 jours. Tu auras la moitié de ces 45% au début et l’autre moitié dans six mois (attention il faut faire la demande au bout de 6 mois, Pole Emploi viendra pas te chercher).

C’est plus intéressant que de garder ces droits pendant qu’on commence son entreprise. Car oui c’est possible mais compliqué – il faut justifier chaque mois du chiffres d’affaires et rien sur le site n’est fait pour ça… Déjà d’une part tu n’as plus à faire à Pole Emploi (plus de statut à mettre à jour) et en plus tu gardes les 55% des droits qu’ils restent. Comme ça (et je ne le souhaite à personne et surtout pas à moi) si l’entreprise ne fonctionne je peux reprendre mes droits. Sauf que cette dernière option on oublie. Parce que JE VAIS REUSSIR.

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Et pour vous ça a commencé comment ?

Plus d’expériences de création d’entreprises + un coaching :

 

Digital Designer naviguant entre les mondes. Je ne tiens pas en place, j'aime apprendre. Je couds, je joue, je designe, j'explore, j'écris, je cuisine... Native de banlieue parisienne, j'ai quitté mes cités HLM pour explorer la jolie ville d'Amiens.

4 commentaires sur “Baby Freelance #1 : la création de mon entreprise

  1. Ton article est super intéressant 😀 Ah, les fameux gens pressés qui attendent que ton activité roule du tonnerre au bout de quelques mois… Pas toujours facile de faire comprendre que ce genre de projet prend du temps ! Encore bravo pour t’être lancée dans cette aventure 🙂

    1. Coucou !! Je suis autant interloquée par ces gens-là que par ceux qui pensent que comme ça ne marche pas au bout d’un mois il faut que je m’échine à trouver un nouvel emploi xD ! Bon c’est les inconvénients de notre travail après tout ^^

      Merci à toi pour ton gentil commentaire <3

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