Elle a étudié en Corée du Sud

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안녕하세요 !

Un autre de mes secrets… Je ne l’avais en effet pas mentionné ni dans ma présentation, ni dans le Liebster Award… J’ai étudié pendant un [merveilleux] mois dans une université Coréenne. Et c’était le bonheur.

Comment c’est arrivé

J’ai tendance à penser que dans le vie, on nous fait entrevoir des opportunités et qu’il ne tiens qu’à nous de les attraper au vol. Bah pour la Corée du Sud c’est le cas.

Lors d’un cours d’anglais on nous apprend qu’un programme, organisé tous les ans par notre fac, offre à seulement 10 étudiants (sur des centaines d’étudiants c’est vraiment pas beaucoup…) la chance de partir pendant un mois suivre un programme culturelle dans une université coréenne, aux frais de la princesse… Le truc juste ENORME ! L’unique contrainte financière est de payer 50% du billet et ses folies personnelles sur place (les sorties, les cadeaux, toussa quoa). Au moment où j’ai dit « OKAY J’Y VAIS », je n’avais ni sous, ni accord parental, ni passeport, ni niveau d’anglais convenable, ni rien en fait. Je ne connaissais pas du tout la culture coréenne, ni le dit pays, à vrai dire avant ce voyage je n’avais JAMAIS entendu parlé de K-pop. Mais sur le coup je me suis dit « on a une chance pareille qu’une fois dans sa vie! ».

Oui mais voilà, comment sélectionner les dix heureux qui partiront ? Il fallait envoyer un dossier, avec lettre de recommandation de son enseignant d’anglais (ça commence mal) et une méga lettre de motivation. Si le dossier était retenu, on avait la chance… d’aller à un entretien de sélection devant un juré ! \o/

Heureusement, ma prof d’anglais de l’époque m’avait dit « je te recommande, car je sais que ce voyage peut te forcer à mieux parler anglais », Madame si vous me lisez, merci ! Pour la lettre de recommandation, j’ai sorti la totale, VRAIMENT la totale. J’ai fait relire au monde entier et j’ai envoyé le dit dossier (en croisant les doigts très fort). ET JE PUS ALLER A L’ENTRETIEN MES AÏEUX !

L’entretien, comment dire… Ce fut drôle, sincèrement, et je pense même que c’est ce qui m’a sauvé, mes blagues. 

Par la suite, j’appris que deux de mes camarades de classe étaient aussi du voyage — pour la petite anecdote on appris plus tard qu’il n’y avait eu que 12 dossiers de déposé pour le programme, la concurrence n’était pas rude au final (encore que vu mon niveau d’anglais j’aurais pu tout aussi bien être sur un siège éjectable).

Je n’étais jamais partie aussi loin

C’est vrai, je n’avais jamais dépassé les frontières de l’Europe, et l’avion me fait peur. En fait être confiné dans une boîte loin du sol me fait peur, juste un peu. Assez pour que mon voisin (inconnu) se moque de moi alors que j’enfonce mes ongles dans les accoudoirs lors du décollage. Je partais très loin et seule, j’étais la première à partir pour Séoul, les autres arriveraient le lendemain, ou bien directement à Jeonju, la ville où se trouve l’université. Vous le sentez le stress là?

Pour tout vous avouer, une fois foulée le sol coréen, sans avoir dormi pendant plus de trente heures (folle que je suis je n’ai pas dormi la veille en me disant que je dormirais dans l’avion — et bah pas du tout…), et alors que je cherchais mon auberge de jeunesse sans la trouver bien sur, j’ai juste craqué. Heureusement l’humaine que je suis n’est jamais très loin…

Mais il se trouve que je suis tombée sur le pays le plus gentil et le plus aimable qu’il puisse exister. Un inconnu me proposa son aide, souleva ma valise jusqu’à l’auberge, me raconte sa vie et très poliment conclua par un Bon Voyage. Merci à toi « Tony ».

Séoul, une mégalopole entre modernité et tradition

Je n’avais jamais vécu choc culturelle aussi fort que celui que me souffla Séoul. Il y a dans cette ville des temples/palais entourés d’autoroutes et de buildings, des montagnes visibles des rues commerçantes, qui vont chatouiller les nuages. Cette ville où quand tu vas au resto on te laisse un galet électronique avec un bouton au centre « quand ça s’allume c’est que votre commande est prête; si vous avez un problème n’hésitez pas à appuyer sur le bouton, le serveur viendra tous de suite ».

Et la saison!!! Je ne suis pas une fille du soleil, à vrai dire je me suis très bien entendu avec la moiteur coréenne. En juillet c’est le début de la saisons des typhons, entre coup de chaud et trempette en somme. Mais voilà j’ai adoré adopter le look « tongs sous la pluie » =P Ce plaisir inconnu, que moi petite occidentale je découvre, de pouvoir laisser mes pieds tremper dans cette eau de pluie très chaude, non décidément je n’ai jamais retrouvé ça en France !

Séoul, pour moi, c’est Las Vegas — une ville qui brille et ne dort jamais. Les commerces étaient ouverts à n’importe heure du jour et de la nuit, autant dire que les nuits furent longues. Avez-vous déjà fait du shopping dans un H&M à 23h du soir? Et bien moi, oui !

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Jeonju, Coeur originel de la Corée

Mais mon périple m’a permis de ne rester que 2/3 jours sur Séoul, le temps pour moi de rejoindre mon programme plus au Sud du pays (au Sud de la Corée du Sud pour ne pas faire compliquer!).

Je l’ai su une fois sur place, mais Jeonju est la capitale historique de la Corée (et pas seulement celle du Sud si vous voyez ce que je veux dire 😉 ). Le centre-ville, d’ailleurs, est constitué d’Hanok (maison traditionnelle coréenne) mais ils sont contemporains, tous de suite ça fait moins historique… Pas loin il y a un sanctuaire, dédié au Clan Yi qui régna durant la période Joséon en Corée (de 1392 à 1910), qui comporte notamment la Bibliothèque Royale.

A Jéonju on peut déguster le MEILLEUR bibimbap de toute la Corée (enfin d’après ses habitants ^^ mais remarquez qu’il était vraiment très bon!), il s’agit d’un plat traditionnel constitué de riz, légumes et champignons, surmontés de pâte de piment et d’un oeuf (la version de Jeonju veut que ce ne soit que le jaune cru). Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de le cuisiner nous-mêmes lors d’un cours!

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Chonbuk, campus à l’américaine

Une université rêvé très sincèrement. Je n’ai jamais vraiment mis les pieds sur un campus comme on peut les voir dans les films américains. Chonbuk en est un! Il fallait bien une bonne vingtaine de minutes pour atteindre la ville – juste pour sortir du campus en fait. Pour le coup je n’ai pas fait tout le campus tellement il est grand, d’ailleurs nous avons eu maintes fois l’occasion de nous y perdre. Notre mois s’est organisé entre des cours de coréens (niveau débutant pour moi) et des ateliers culturelles l’après-midi (musique, danse, peinture, cuisine, tradition…). Tous cela entre-coupé d’un trek dans une montagne coréenne, à la découverte d’un temple bouddhiste (photo de couverture de cet article 😉 merci à Aurélie Beauprez pour la photo!).

Les étudiants de notre programme furent répartis dans deux bâtiments, un pour jeunes hommes et un autre en face pour les femmes. Respectivement il était interdit autant pour les filles que pour les garçons d’aller dans les bâtiments de l’autre. Mais certains ont quand même essayé, d’après ce que l’on nous a dit… Nous étions au 11ème étage, et assez haut pour admirer la tempête tropicale que nous avons à la mi-juillet — une merveille pour les yeux, beaucoup moins pour ceux qui étaient dessous…

J’ai pu rencontrer, entre autre des étudiants coréens, mais aussi des américains, espagnols, anglais, laotien et japonais. Nous avions un groupe extrêmement convivial et joyeux. Les soirées passées avec eux furent exceptionnels et j’en garde des souvenirs émus.

Notre programme fut clôturé par un cérémonie de remise de diplôme en costumes traditionnelles coréens. J’ai porté la robe ! 

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Pourquoi cet article

Hormis le fait de vouloir partager ces instants avec vous. Qui sont loin maintenant, c’était en effet en 2012… Je voulais surtout encore remercier tous ceux que j’ai rencontrés sur place et qui furent mes acolytes d’un mois. Ils me manquent, et malgré le fait que je n’ai pas pris le temps de les revoir (pour diverses raisons) je pense encore fort à eux, et à ma Corée. Je sais qu’un jour j’y retournerai, peut-être en leur compagnie.

En attendant je dédicasse cet article à eux…

Mathieu, Aurélie, Sophie, Korakot, Jennifer, Mawuli, Mary, Catherine, Hanna & Alexandra et tous les autres.

Merci

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Digital Designer naviguant entre les mondes. Je ne tiens pas en place, j'aime apprendre. Je couds, je joue, je designe, j'explore, j'écris, je cuisine... Native de banlieue parisienne, j'ai quitté mes cités HLM pour explorer la jolie ville d'Amiens.

3 commentaires sur “Elle a étudié en Corée du Sud

  1. Je suis surprise qu’il n’y ait eu que 12 dossiers de déposés ! C’est très surprenant !
    Comme toi je ne connais pas beaucoup ce pays, quelques petites choses par-ci par-là, mais peu importe, si on me donne l’occasion d’y aller je fonce puissance 50 000 ! Ce serait encore mieux si c’était en Chine, mais n’importe quel pays je prends ! Mais je ne pense pas qu’il y ait des choses comme ça dans ma fac malheureusement. Enfin bref x)
    En tout cas ça fait rêver !
    Est-ce que tu as gardé ton niveau de coréen ou bien tu as tout perdu ?

    1. Regarde pour ta fac, on ne sait jamais — on m’avait dit qu’en fait il font une très mauvaise communication autour de ces programmes et que c’est pour ça qu’il n’y avait eu que 12 dossiers. Et plus tard, en flânant sur le site de marne-la-vallée (ma fac de l’époque) j’ai vu qu’il ne faisait pas que des programmes pour la Corée ^^ (avec des critères et obligations différentes).
      Malheureusement pour le coréen j’ai tout perdu MAIS j’ai toujours mon cahier d’apprentissage, finalement ça ne tiendrait qu’à ma motivation de m’y remettre ^^ d’autant que je suis la seule à n’avoir pas continué à l’apprendre — l’un de mes autres camarades (français) a continué jusqu’à la maîtrise et il est même passé à une autre langue, la thaï en l’occurrence… Il m’impressionnera toujours celui-là xD

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