Elle part en croisade !

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Je ne suis pas devenue subitement une fervente « défenseuse » des Grandes Croisades…
Non, aujourd’hui je voudrais vous parlez de mes détracteurs, de mes pessimistes, de ceux qui pourrissent mon oxygène… [et un peu de MOI, pour changer… Hum hum]

Pourquoi se défendre

C’est un fait, je suis têtue. Et d’ailleurs, quand j’ai une idée dans la tête, je n’en démord pas. Si fort qu’il est pour moi difficile de concevoir que quelqu’un puisse avoir un avis différent du mien et ça me rend triste, comme dépitée.
Je vais défendre mon idée corps et âme mais à la fin je vais être triste et déçue. Je vais me remettre en question, essayer de comprendre pourquoi cette personne ne veut tout simplement pas comprendre ma vision.

C’est très difficile de trouver la force et la tolérance nécessaire en soi pour admettre tout simplement que personne n’a raison, personne n’a tort. Ce n’est qu’une question d’angle d’attaque, de point de vue.

Cela demande beaucoup/énormément d’énergie. Se défendre verbalement, que ce soit pour ses choix, ses croyances, ses envies… Chaque jour, ce petit combat. 

Comment en ressortons-nous? Plutôt défaitiste, miné, juste envie de tout arrêter. De tout fermer, de ne plus rien partager. Au début, cela partait pourtant d’un bon sentiment. Le partage.

Les débusquer tous un par un

J’ai passé une semaine de coaching en groupe sur le sujet « L’estime de soi » par Le Coaching Ensoleillé (je vous le conseille grassement!). Le jour de l’exercice des détracteurs, j’ai mis le doigts sur un truc monstrueux.

Souvent les détracteurs se manifestent par un collègue, un « ami ». Mais alors la famille… C’est dur d’imaginer que le « cocon », la base, la pierre sur laquelle est basée la vie de chacun d’entre nous soit si complexe à « amadouer ». Qu’elle soit notre plus vif détracteur, notre épée de Damoclès — je pourrai ajouter « le caillou dans la chaussure » (mais à chaque fois que je fais cette comparaison je pense au film « A Tout Jamais » xD).

Oui car si moi je suis têtue. Je le tiens d’eux. Chacun d’entre eux nourrit ses propres convictions, sa propre idée de la vie, ses propres excuses. Et parfois (souvent?), les réunions de familles sont tellement animées par nos idées, nos grandes gueules, que réussir à nous réunir tous une fois de plus est un miracle.

Je n’ai jamais vraiment compris le fossé qu’il y a entre ma famille et moi. Il s’agit ici de la famille au sens élargi, pas seulement le nœud le plus proche (à savoir père/mère/frère/sœur). D’ailleurs je n’aime pas ça.

Si loin d’eux, si proche de moi ?

J’ai eu besoin de m’identifier, de trouver ma place, mon identité au sein de ce groupe social.
Et je sais, si certain d’entre eux lisent ces lignes, ce qu’ils diront. Je suis « snobe », « mademoiselle Je Sais Tout », « égoïste », « ingrate », « immature », « pédante », « intolérante » et j’en passe.

Le problème vient justement de là. Leurs habitudes, leurs excuses.

J’ai la chance aujourd’hui d’être accompagnée par une personne qui brille tellement par son positivisme, sa simplicité, sa joie de vivre — parfois, grâce à cette « lumière » je me pose là et je me dis « tous ça c’est une perte de temps, je perds du temps à penser à eux, à me dire que je suis trop comme ci, ou pas assez comme ça ».

Je dose mes paroles, je soigne mes propos en leur présence. Le résultat reste le même. Leur vie sera-t-elle meilleur ? Non. Leur avis aura-t-il changé ? Non. Alors pourquoi ?

J’ai voulu changer ce que je suis pour eux, de trouver ma place, de rayer l’essence même de ma personnalité pour sentir que je faisais partie de leur ADN.
On m’a toujours dit « la famille est importante ». Aujourd’hui IL m’a dit « la famille, que tu aura choisi, est importante ».

Syndrôme du « Calimero » ou comment foutre en l’air toute idée de bonheur

Pendant le coaching j’ai mis le doigt sur ce qui n’allait pas.
J’entends d’eux « et moi ça va pas parce que… », « JE PEUX PAS, facture, enfants, payer, encore payer… » « la vie est dure tu sais… ».
« J’ai pas le temps » « J’ai des responsabilités moi tu sais » « Tu es jeune, tu comprendras plus tard »
« Quand tu paieras des impôts/un loyer/pour nourrir tes enfants… »
« Tous ça c’est une passade/distraction/lubie passagère/un truc d’ado »
26 ans de négationnisme, pessimisme, d’apitoiement sur leur sort, sur leur vies, leur choix, leur problèmes ! VINGT-SIX ANS.

Mais vous savez, on a TOUS nos problèmes. Oui, on a tous des choses qui vont mal, des soucis et je suis même sûre que chacun d’entre nous peut s’entendre sur le fait qu’il y a pire que nous.

Et donc j’aurai quoi à leur dire aujourd’hui ?
Arrêtez. ARRÊTEZ TOUT ! Enfin surtout de vous lamenter milles fois, sur vous, sur votre vie, sur votre situation. Elle est ce qu’elle est. Le passé est mort. Le futur n’a pas encore vécu, n’existe que le présent. (Merci Eckhart Tolle)
Et le présent vous dit quoi ? Vous êtes vivant ? N’est-ce pas déjà merveilleux de vivre ! Demandez-vous « qu’est-ce que je peux faire d’aujourd’hui pour le rendre merveilleux ».

Je ne demande pas que vous changiez – j’ai compris que ça ne marche pas comme ça. D’ailleurs on m’a assez dit que j’étais la seule à devoir changer (parce que je suis jeune et vous vieux – argument NUL). Seulement laissez-vous le droit d’être optimisme, d’aimer les petites choses, d’aimer les tout petits bonheurs et ceux des autres aussi. Soyez curieux, soyez vivant !

Leur dire tous ça c’est très bien mais on peut pas forcer les gens. C’est pas qu’ils ne peuvent pas c’est qu’ils ne veulent pas. Se trouver des excuses, se lamenter, c’est vivre en « sécurité » (paye ta sécurité quand même), vivre en zone de « confort ». Pour le coup je parlerai plus de zone « connue », là ils ont pied. Comme si je précisais « ah ouais j’ai toujours vécu comme ça, le bonheur ça me fait flipper, je connais pas, je peux pas! ».

Merci pour cet amour

Je suis comme je suis.[Wouhou CAPTAIN OBVIOUS – j’aurai droit à un prix pour cette affirmation ? =3]
Chaque jour j’apprend, chaque jour j’évolue. D’ailleurs dans de nombreuses croyances persistent le fait que l’âme, peu importe son âge, continue d’apprendre. Nous ne serons toujours que des enfants 🙂 !

Chaque jour j’identifie ces « détracteurs », à grand renfort de déception. J’avance tout doucement, je veux croire en moi (je crois aussi en vous). J’espère croire en eux un jour, mais je les laisse à leurs sempiternelles excuses, réflexions et autres minauderies ^^. [Pas le temps, j’ai GN t’façon.]

Je remercie ceux qui brillent par leur présence et leur joie de vivre. Ceux qui sourient, ceux qui rient, ceux qui prennent le temps d’apprécier et de s’émerveiller d’un rien.

Merci à vous.

Digital Designer naviguant entre les mondes. Je ne tiens pas en place, j'aime apprendre. Je couds, je joue, je designe, j'explore, j'écris, je cuisine... Native de banlieue parisienne, j'ai quitté mes cités HLM pour explorer la jolie ville d'Amiens.

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