J’ai quitté Paris

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J'ai quitté Paris

Après un très bref séjour pour revoir la Petite Chérie et l’Ex Manager de Talent tout juste un jour et demi sur Paris – très bref séjour donc. Je me suis rendue compte que je ne vous avais pas encore exposé (enfin avec les formes) les raisons de mon départ de l’Île-de-France. Mais un petit retour en arrière est de vigueur pour comprendre…

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Je suis née en 1989 à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis). J’ai fait ma vie entre ma naissance (ça a même commencé avant, mes parents sont arrivées en ville vers leurs 2/3 ans avec leurs propres parents) jusqu’à mes 22/23 ans à Noisy-Le-Sec (Seine-Saint-Denis). Connu pour sa station de RER E, qui la relie directement à Paris en moins de vingt minutes.

J’ai fait mon lycée à Noisy-Le-Grand (toujours en Seine-Saint-Denis). Puis mes études supérieures (4 ans) d’abord à Paris 7 – dans le 13ème arrondissement de Paris – pour les terminer à l’université de Marne-la-Vallée. J’ai immédiatement repris une activité professionnelle. Ou ça ? Au centre de Paris. De 2013 à Avril 2016 mais ça vous le savez déjà, c’est dans « J’ai quitté mon travail ».

Une vie très « banlieusarde ». Non, je ne suis pas Parisienne, je suis de la Banlieue, une native du 9-3 (et même que j’étais de la Cité). Ce département tellement controversé (surtout par la presse en fait, parce que nous ça va…). Vous ne trouverez pas département plus riche et plus cosmopolite (et le marché de Bondy a les meilleures olives du monde, c’est tout).

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Illustration en image de l’endroit où j’ai vécu pendant plus de 20 ans (parfois ça me manque comme un mal du « pays »)

J’ai quitté Paris pour ralentir

Vous avez déjà du l’entendre: on ne sait pas prendre le temps sur la Capitale. D’ailleurs on ne l’a pas (le temps). Un peu par ironie, je l’ai découvert pendant mon petit séjour. Alors que je prenais le métro, comme je l’ai fait tellement de fois par le passé, j’avais l’impression d’être agressée de tous les côtés. Les passants marchaient TELLEMENT vite. Et là, ils se sont mis à courir comme des malades. Enfin je veux dire j’aurai couru comme ça si on m’avait annoncé qu’une Hydre à 8 têtes me pourchassait. Non en fait, un bruit annonçait l’arrivée du métro. Je ne me suis pas pressée parce que je ne l’étais pas tout simplement.

Néanmoins il me faut vous faire remarquer la bêtise de la situation. Les gens courent, okay. Le train arrive, okay. Il est bondé, okay. Jusque là situation n’est pas non plus ubuesque… Seulement, le prochain arrivait une minute après. Il était vide. Je ne me plaindrais pas, j’ai pu m’asseoir et apprécier la scène comique qui venait de se passer sous mes yeux. D’autant qu’ils allaient tout les deux vers la même direction.

Après j’ai arrêté de rire quand j’ai compris qu’il n’y a même pas un an je faisais pareil. L’esprit grégaire j’imagine ? Oui j’ai été cette personne constamment pressée. Aujourd’hui je dirai à cette personne « t’es pressée de mourir aussi ? Parce qu’à ce rythme-là prépare ta retraite… ».

Inconsciemment, j’ai quitté Paris parce que le présent ne méritait pas cette course frénétique vers… vers je ne sais quoi en fait. Je méritais de m’arrêter. D’ailleurs, je m’arrête et il n’arrive rien de mal. Tiens essayez pour voir 😉 !

J'ai quitté paris - le temps
Le temps n’est jamais remboursé…

J’ai quitté Paris par économie

Alors là c’est un avis très conscient de n’importe qui. Vivre à Paris ou en Île-de-France ça coûte un bras, un rein, les deux yeux et mes futures enfants aussi ! Déjà y trouver son appartement, c’est la croisade… La croisade aux dossiers, aux abus (« ah bon, vous ne gagnez QUE 2000€ nets ? » « ah bon vous vivez seule? »), aux petites surfaces… Et comme on ne trouve pas tout près de son travail pour pas cher, on a l’abonnement aux transports. Puis toutes les petites dépenses des à-côtés dont on voudrait se passer mais… non de toute évidence…

Depuis que je suis partie, chaque mois j’économise plus de 700€ par mois. Déjà d’une part car notre loyer est divisé par deux (pour le double de surface). Fini les cartes de transports. Fini les abonnements culturels et sportifs auquel on ne va pas. Les courses trop chers aussi. Bon, je ne serai pas mauvaise langue, il est vrai que mon train de vie a énormément changé (c’est un choix plus serein qu’on a pris). Et heureusement, car au final je ne me suis demandée si cette vie en capitale ne poussait pas au consumérisme.

Dans notre projet de vie avec mon compagnon, nous savions que j’allais devoir modérer mes dépenses pour pouvoir vivre. Je savais dès lors que vivre à Paris/en proche Banlieue n’était pas du tout un choix raisonnable…

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J’ai quitté Paris, parce qu’il n’y a pas que Paris

La première raison pour laquelle j’ai quitté Paris c’est parce qu’il y a quelqu’un que j’aime beaucoup plus que la région dans laquelle je suis née/j’ai vécu. Après tout ces grands arguments, je ne dois pas fermer les yeux sur le fait que je suis d’abord parti parce que je l’aime. Et que le bonheur qu’il me donne vaut toutes les « facilités » que Paris et sa banlieue peuvent apporter.

Sans perdre des yeux ce grand choix, et ces arguments, je voudrai ajouter que notre génération (et celles qui suivent) ont vécu cette centralisation de force. Et non, il n’y a pas tout à Paris, comme on voudrait vous l’imposer ou vous le faire croire. Paris c’est bien. Plein de gens y arrivent chaque jour et s’y sentent bien. Mais le contraire est également vrai. Mon article n’est pas là pour diaboliser le grand Paris, mais pour vous faire comprendre que parfois ce qui nous correspond le mieux n’est pas forcément l’apanage du reste monde. 🙂

Et vous, d’où venez-vous? Où allez-vous?

j'ai quitté paris

D’autres en parle…

Digital Designer naviguant entre les mondes. Je ne tiens pas en place, j'aime apprendre. Je couds, je joue, je designe, j'explore, j'écris, je cuisine... Native de banlieue parisienne, j'ai quitté mes cités HLM pour explorer la jolie ville d'Amiens.

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